Ancora sul ‘68
Segnalo un interessantissimo sito in 6 lingue sul ‘68. Un ricco archivio di interviste, articoli, e materiale audio-video.
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Parliamo del ‘68… in Giappone…Â
“Su su, per la seconda volta vergine” (Yuke yuke nidome no shojo) è un film di Koji Wakamatsu, girato nel 1969. Un film violento e claustrofobico, ambientato sul terrazzo di un edificio e nel passato dei due ragazzi, i protagonisti. Un giovane assassino ed una ragazza che nel film viene ripetutamente violentata da un branco. Una storia in cui questi due individui, un sadico ed una masochista, finiranno per condividere insieme gli ultimi loro istanti di vita, una vita in cui è sovrana la violenza subita. Ad essa si sopravvive o adeguandosi (masochismo) o infliggendola sugli altri (sadismo), in un rapporto perverso dove non si distingue piĂą l’eros da thanatos ed il piacere dal dolore… Un sadico, una masochista: una metafora dei rapporti umani. Non c’è speranza, nĂ© futuro in questo bellissimo film di Wakamatsu. Puro furore nichilista, una critica lucida alla societĂ che coincide con l’autodistruzione, col suicidio finale dei due giovani. Un film dal sapore strano, amaro: nulla ha piĂą senso nĂ© valore per Wakamatsu (Se ci fate caso, nel film vi sono pure riferimenti alla strage di Charlie Manson, massacro commesso nello stesso anno in cui fu girato questo film). Vedere per credere. (nel link, una scena significativa del film). Qui invece, la scena finale del film.

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S’il écrivait aujourd’hui ses Mythologies, il est probable que Roland Barthes consacrerait l’un de ses chapitres à 1968. La captation idéologique et médiatique qui en a été faite datant quasiment du mois de juin de la même année et, en France, des accords dits de Grenelle, Mai 68 est devenu un objet de consommation courante, une vignette de l’histoire mondiale dont l’évaporation politique, à l’égal de la couche d’ozone, demeure constante depuis son origine ou presque. Pour inaugurer son 40ème anniversaire, nous avons eu droit en ce début d’année sur FR3 ( chaîne nationale), à un embaumement de première classe glamoureusement orchestré par une journaliste mariée à un élu UMP, et sous les auspices “enragés” de Michel Drucker, Max Gallo et Édouard Balladur pour qui le véritable héros de 68 fut, peu ou prou, le général De Gaule ! La semaine passée sur France Inter, on nous a refait le coup de la légende dorée version Alain Geismar, Patrick Rotman ou pire, André Glucksman et Romain Goupil ; deux sarkozistes pro-guerre en Irak et fiers de l’être. On croit rêver ! Mais non ! Dans les médias dominants, y’a pas de mai(s) ! C’est comme ça puisqu’on nous le dit et ce n’est qu’un début… Le fait est, qu’il semble n’y avoir personne d’autre pour parler des événements que ceux qui étaient déjà aux commandes à l’époque ? Qui connaît le nom des membres du Mouvement du 22 Mars… Encore et toujours, il s’agit d’une imposition. D’en haut, on nous impose un discours calibré, tout prêt, tout cuit, réchauffé aux micro-ondes médiatiques. Les paroles alternatives étaient et demeurent fluettes, muettes et de fait, Mai 68 n’a donné naissance à aucun mouvement politique, aucun parti ni aucun syndicat, alors qu’en émergeait l’idéologie molle hippie, le cool, dont les graines mûries au soleil de Woodstock n’ont jamais mieux essaimé que dans le milieu des classes dirigeantes (université, presse, communication, industrie du rock, internet, etc. ) Images pieuses, paroles dorées, souvenirs enluminés… Tout ou presque dans ce qui nous reste de 68 se réfère explicitement à la croyance, à une petite économie des mémoires confites, à un discours cadré, accaparé, rangé des voitures fussent-elles brûlées. Il suffit de constater comme le fait Patrick Champagne, la trame de l’un des vocables les plus vivaces hérités de cette époque, celui de “ soixante-huitard ”, tristement devenu synonyme d’arriviste, de nanti, d’assis comme disait l’autre… Que ce soit au cœur de la vie politicienne, des médias dominants ou des institutions républicaines, les places au soleil n’ont jamais été légion, et c’est là que se rechapent les vieux pneus de 1968, en roues de fortune de l’individualisme libéral contemporain. À quelques exceptions prêt, les vieilles badernes du Mai médiatique, même si elles ne font plus guère de vagues, vont bientôt recouvrir nos écrans et nos cervelles d’un véritable tsunami d’anecdotes savoureuses et d’images re-cadrées, de livraisons tout azimut et de “misérables petits secrets” couchés sur papier bible. C’est donc très logiquement que, le plus souvent, les événements se résument sous nos yeux à un catalogue d’images choisies, ethno-centrées, à mi-chemin entre l’artisanat d’Épinal et la publicité commerciale. Au mieux demeure-t-il quelques slogans politiques, dont les plus saillants sont toujours les plus drolatiques, qui choquèrent le bourgeois.
En France — mais je ne doute pas qu’il en soit de même ailleurs, de San Francisco à Tokyo et d’Alger à Mexico —, les passives hostilités ont donc commencé. Elles verront peu ou pas de remises en cause ni de combats politiques, mais beaucoup de moraline et de catch intellectuel. C’est encore et toujours les mêmes qui, ici ou là , prendront la parole et le devant de la scène pour se vautrer dans les pixels et le conformisme ; qui pour vendre son petit livre, qui son grand article, qui son aventure personnelle, sa réussite ou son échec, pensant ainsi se sauver de la médiocrité ambiante. C’est bien sûr, il n’y avait que de belles âmes en 68. Une fois de plus, le risque est donc grand d’assister à un éclairage sans nuance de la seule partie émergée de l’iceberg, quand les 90 % restants demeureront les parents pauvres de l’affaire. À la télévision, à la radio en effet, il n’y a pas de note de bas de page, et c’est le dernier qui a parlé qui a raison — heureusement il y a le web ! — La haine du peuple, de ceux d’en bas, est depuis toujours une haine de la démocratie. La plupart du temps elle prend des tours divers et variés dans les exécrations du quotidien et de la contingence. Haine des fonctionnaires, des intellectuels, des grévistes, des sports populaires, des divertissements ou des arts dits mineurs… Mais parfois c’est la même haine de classe qui prend les atours d’un événement historique dans lequel on entre comme un bistouri dans un cadavre. La plupart des grognards de Mai 68 ont très tôt crié victoire, trop tôt ! Et leur écho n’en fini de ricocher sur l’eau plate. Ils croient avoir gagné, et ils nous l’ont fait croire. La preuve par Sarkozy nous dit même le sacrosaint Cohn-Bendit, en arguant de la vie privée du Président français, alors que celui-ci s’est fait élire pour grande part contre “ l’idéologie 68 ” (c .f ses discours du Bourget et de Montpellier) ? On croit rêver mais… Y’a pas de mais ! Mai 68 est avéré ! Mai 68 est advenu ! Le Mai-ssie est venu sur la Terre et il nous a tous sauvé ! Amen ! Mai 68 = Mai 68, ni plus ni moins… Parfait exemple de tautologie, d’anéantissement du langage et donc, de défaite de la société.
Mai 68 est une marque de fabrique, une étiquette façonnée par les tenants et les aboutissants d’une notabilité puissante et habile à effacer des cartes le visage d’acteurs aussi nombreux qu’anonymes ; miséreux d’alors, qui pourraient être les miséreux d’aujourd’hui. Car le véritable moteur du dragster 68 fut précisément la misère. Misère des vietnamiens et de tous les peuples colonisés ou sortant à grand peine de la décolonisation, misère de la jeunesse chair-à -canon des États-Unis, misère des minorités “raciales”, misère des femmes, misère des enfants, misère sexuelle, misère de l’Histoire, misère de la Mémoire, misère des guerres et de la destruction des Juifs d’Europe. En France, misère des étudiants, parfois confrontés de manière spéculaire à la misère des immigrés comme à Nanterre, cette misérable banlieue du Paris de l’époque. Aujourd’hui, voile sépia médiatique oblige, c’est une misère oculaire qui nous guette. Un regard folklorisant que l’on voudrait nous faire porter sur ce qui, à l’évidence, n’a pu être qu’icônes et graffitis. Tout autour de nous concourt à faire de Mai 68 un héritage trop lourd à porter et d’autant plus facile à remiser au placard avec légèreté. Depuis la conversion de la sociale démocratie aux impératifs camouflés du capitalisme financier, comme l’a écrit Jean-Pierre Le Goff ledit héritage est impossible à assumer. Par voie de conséquence, tous ceux qui se trouvaient un ou plusieurs étages plus bas que les classes dirigeantes ayant pignon sur rue et micro en main, les acteurs, les sans grades, les autres… tous ceux qui ne sont pas devenus à leur tour des bourgeois, sont bêtement demeurés sous le boisseau de cette histoire ; de l’Histoire tout court, avec sa grande hache et sa force de gravité silencieuse. La misère n’a qu’un camp. Et voilà comment ce sont encore et toujours les mêmes qui la ramènent, ivres d’eux seuls et d’un joli mois de Mai plus ou moins fantasmé qui, leur longévité en atteste, fut tout sauf une révolution (seul point commun avec 1789, le fait plus patent chaque jour, que l’on veuille nous imposer 68 comme un bloc, un mégalithe dur, froid, insécable et donc absurde.)
Pour faire le tri, pour essayer de ne pas rire, de ne pas pleurer mais plutôt de comprendre, il faudrait peut-être arrêter de partir de nous — d’eux — qui nous retournons volontiers, c’est humain, l’œil humide et la joue ronde vers un passé mordoré aux accents solidaires, mais au contraire partir de là -bas, de ce passé anonyme que nous ne savons pas, que nous ne savons plus, et en profiter pour mieux regarder le présent ? Un travail d’archéologue à l’envers, en quelque sorte ?
 
Finalmente in libreria il libro totale di Filippo Scòzzari - Memorie dell’arte bimba (Coniglio editore, 2008).
Prima leggere, poi commentare.
PS Non vi perdete il duello tra Scòzz e Scòzz per la scelta della copertina del libro.
Sul quotidiano “il manifesto”, in edicola oggi mercoledì 19 marzo 2008, una recensione a cura di Andrea Russo dal titolo L’informe genealogia di Action30.
Ricordiamo che la pubblicazioni di Action30 sono acquistabili in libreria, distribuite da NdA: http://www.ndanet.it/action30.php
Jean-Paul Sartre aimait dire que les Italiens sont des Français de bonne humeur ! Mais apparemment, les Français n’aiment pas le bonheur Ă la sauce italienne… La vie privĂ©e du PrĂ©sident Sarkozy recouvrant mĂ©diatiquement une certaine dĂ©sinvolture de gouvernance, le peuple français a votĂ© pour son maire ou son conseiller gĂ©nĂ©ral… mais aussi et surtout contre son PrĂ©sident enamourĂ©. Carla a bel et bien bruni son image dorĂ©e de Super-PrĂ©sident. En vous remerciant Madame.
Victoire de la gauche aux Ă©lections municipales & cantonales donc, mais victoire modeste, pour une version modeste de la gauche, puisque s’agissant de celle du seul Parti Socialiste. La gauche dirige dĂ©sormais 183 villes de plus de 30 000 habitants (38 de plus par rapport Ă 2001), la droite 124 (36 de moins) et le MoDem - le centre - 7 (2 de moins). Outre le plaisir - tout personnel - Ă voir tomber certaines ” mauvaises tĂŞtes ” de notre droite revancharde et nĂ©olibĂ©rale, la dĂ©ception saute au visage en lisant un paysage politique français globalement Rose et Bleu, et dont le stigmate principal est un cruel manque de nuance qui, additionnĂ© Ă un taux inĂ©dit d’abstention depuis que l’on Ă©lit les maires dans ce pays, n’est pas sans confirmer la terrible tendance contemporaine des pays occidentaux : une nette tendance Ă la dĂ©politisation ?
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Sabato 15 marzo 2008, 150 mila persone convergono verso Bari per la XIII giornata della memoria e dell’impegno in ricordo delle vittime delle mafie. Il corteo comincia simbolicamente a Punta Perotti (il luogo in cui furono costruiti gli eco mostri e che ora ospita un giardino) e si dirige in Corso Vittorio Emanuele, dove vi è il palco. Una esperienza commovente, emozionante. Terribili le testimonianze dei parenti delle vittime della mafia, un esercito di uomini talpa che, abbandonati dallo stato, solo da poco, grazie a Libera ed alle altre associazioni, hanno il coraggio di denunciare al microfono i carnefici - spesso ancora impuniti - e chiamare lo Stato a non essere piĂą invisibile, ma presente. Contro le mafie, contro la paura, e contro ogni tipo di comportamento mafioso. Personalmente, ho conosciuto ragazzi da ogni parte di Italia, gente innamorata della vita. In testa al corteo, alcuni parenti delle vittime di mafia.    Â
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Spero, con questo video, di regalare a chi non è potuto venire un po’ di emozioni. E di regalarne ancora anche a chi c’era.
http://it.youtube.com/watch?v=9JfJytgqMjQ
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 Ci rivedremo tutti in Sicilia, il prossimo anno
 a presto…
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“Chi ha paura muore ogni giorno, chi non ha paura muore una volta sola” (G. Falcone)
Vai alla pagina delle novitĂ di Nda (Nuova distribuzione Associati)
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A proposito di sacralizzazioni e nuove forme di sacro, a proposito di nuovi idealismi… come capirete, in questo articolo non mi riferisco solo ai Supereroi. Sono molto diffusi gli studi sulla modernitĂ , e su come essa abbia potuto sacralizzare quasi tutto, dalla politica, alla scienza, alla identitĂ . Mentre decostruiva tutta una serie di fenomeni religiosi tradizionali, ha nel contempo sacralizzato quello che era il mondo “profano”, laico, proprio quel mondo cha andava purificando dal “virus” delle religioni tradizionali (e quando parlo di “virus” mi viene sempre in mente il celeberrimo - e criticabile per il suo scientismo esasperato, davvero un altra religione - documentario di  Richard Dawkins, Il virus della Fede.) La sacralitĂ moderna si è in effetti caratterizzata come la via maestra (questo non significa che non abbia mai svolto questo compito anche il “sacro” delle epoche passate) per dare “legittimitĂ , ordine, coerenza, ai significati socialmente condivisi” (Filoramo). Tutto la modernitĂ e la post-modernitĂ può essere inquadrata (vedi anche problema Islam e Occidente) in questa sacralizzazione dell’etnos, dell’identitĂ etnica e nazionale, anche (e soprattutto) fra le religioni che si dichiarano universaliste. Per gli storici delle religioni la nuova tappa piĂą significativa di tale processo moderno e post-moderno si è ripresentata con tutta la sua carica significativa dopo il crollo del muro. E’ lo stesso Filoramo (ne “Le vie del Sacro”) - senza dare giudizi di valore, ma semplicemente constatando tale processo - ad affermarne che nell’ etĂ contemporanea “questa frammentazione e questa dispersione sono l’esito di quel tipico lavorio destrutturante, che, mentre secolarizzava le varie sfere dell’esistenza umana, creava nel contempo al loro stesso interno l’esigenza di nuovi processi di senso e di sacralizzazione“.
 In effetti, la modernitĂ ha sempre generato quello che andava combattendo, così che, per limitarmi a qualche esempio, l’illuminismo crea la dea ragione, il positivismo divinizza la scienza, il marxismo si profila come una vera e propria religione di tipo messianico (cfr gli studi, ad esempio, di de Martino), il nazional socialismo si presenta come un vero e proprio culto della superioritĂ della razza (gli studi sulla religione nazionale delle SS sono diffusissimi e diversissimi).
Gli studi sulle risacralizzazioni moderne seguono un grande filone: quello politico. In questa prospettiva si inserisce l’importantissimo studio di Emilio Gentile, “Il culto del littorio”, dedicato appunto a quella che è stata la via italiana al totalitarismo, il fascismo, o meglio, la religione fascista. Un imponente apparato ideologico provvisto di riti, celebrazioni, liturgie e miti.
Ma veniamo allo scopo principale di questo articolo. Vorrei presentarvi, partendo da questi presupposti, un documentario. Alla vigilia delle importanti elezioni americane, Jesus Camp è uno spaccato inquietante sulla societĂ USA e sul ruolo sempre piĂą importante che le religioni carismatiche vi esercitano. Noterete, evidentissime, le intelaiature fra religione e politica, e le nuove “sacralizzazioni” dell’ethos di una nuova e sempre piĂą numerosa borghesia americana (gli evangelici in USA sono circa ottanta milioni). Inoltre, Jesus camp è una vera e propria ricostruzione sociologica del fondamentalismo, che si occupa su quanto una religione carismatica possa rappresentare un vero e proprio “lavaggio del cervello” sui ragazzi e piĂą in generale sugli adepti. Diretto da Rachel Grady e Heidi Ewing, il 23 gennaio 2007 ha ricevuto una nomination agli Oscar per la categoria “Best Documentary Feature”.
Buona visione. Ecco il link della playlist
Luigi Roca, non gioca nell’Inter, non partecipa nè all’isola dei famosi nè a tribune elettorali, è solo un “povero diavolo” che ieri si è tolto la vita dopo 4 anni di precariato che gli avevano, stando alle sue parole, fatto perdere oltre al lavoro anche la dignitĂ . Cosi mentre il probabile futuro primo ministro italiano, rispondendo ad una ragazza che chiedeva come si potesse costruire una famiglia nel mondo del precariato, rispondeva “provi a sposare un ricco”; un padre di famiglia si impicca, difronte all’ennessimo licenziamento. Del probabile primo ministro e della sua arroganza non ho voglia di parlare, in primis perchè mi ero ripromesso di non guardare piĂą in alto, in secundis perchè è un pò come sparare sulla croce rossa. Perciò voglio parlare di Luigi e del suo atto, che in tanti giudicheranno come debolezza, ma in fin dei conti penso non lo sia. Abbandonare una famiglia, e impiccarsi richiede al contrario una grande forza…la forza di dire basta, la forza di dire non è giusto, la forza di dire mi “avete tolto la dignita”, perciò vi offro la mia vita di merda. Jean Baudrillard vedeva nel suicidio, l’atto simbolico che manda in corto il sistema che afferma la vita in ogni istante… la morte è la sfida impossibile lanciata al sistema, il quale difronte ad essa non può rispendere con altrettanta forza poichè il sistema deve per forze di cose “vivere” e ignorare lo spettro della morte. Un uomo di 39 anni viene considerato ”vecchio” con scarse possibilitĂ di potenziamento del proprio ”capitale umano”, sul quale non vale la pena di investire, non è che un rifiuto, uno scarto, un “suicidato della societĂ ”, il quale deve accontentarsi di lavori saltuari sempre alla mercè degli interessi del Capitale. Il fatto che abbia dei figli, difatto non è che un errore, uno “sbaglio”, un investimento fallimentare del proprio capitale umano; del resto con le loro scarse capacitĂ di procurarsi reddito, uomini come Luigi, non possono garantire un adeguata formazione per i propri figli. Perciò l’atto di Luigi è una lettera, una dichiarazione politica, un manifesto, una sfida. Probabilmente il rullo mass-madiatico macinerĂ questa sfida, e nessuno ricordarĂ mai il nome di questo povero diavolo; tuttavia ritengo che sia nelle nostre possibilitĂ rispondere alla sfida e rilanciarla, magari iniziando a vedere in questi suicidati non dei pazzi, dei depressi, delle vittime, ma dei “giganti della rivoluzione”.
Garrincha ….. Â