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Lunedì, 19 Novembre 2012

« Eh ! quel intérêt prendrait-on à voir un penaillon disputer envers et contre tous, mettre le bon sens et la raison à la gêne dans des arguments en baroco, dans des distinctions subtiles que lui-même n’entendrait pas ? J’en fais grâce. »
Jean-Charles Gervaise de Latouche in, Le Portier des Chartreux.
***
Ceux qui ont appris l’homosexualitĂ© au dĂ©but des annĂ©es quatre-vingt — Ă©poque oĂą le Sida en Ă©tait encore Ă fourbir sa vague, oĂą le cadavre de l’amour libre remuait encore sous les draps du consensus et oĂą pĂ©dĂ© Ă©tait encore une insulte digne de ce nom —, ceux-lĂ se souviendront avec profit qu’à l’époque on faisait de la prose gay en le sachant. Les livres et les auteurs de ce genre qui n’en Ă©tait pas un, pouvaient s’enorgueillir de ne figurer sur aucune liste Ă©lectorale et de ne prĂ©tendre Ă aucun prix littĂ©raire. J’en passe mais Reinaldo Arenas, James Baldwin, Pier Paolo Pasolini, HervĂ© Guibert, Denis Belloc ou Tony Duvert… marchant dans la boue dorĂ©e de nos peurs et reproches contemporains, Ă©taient les dignes hĂ©ritiers des libertins. Sortis chauds Ă©moulus des luttes soixante-huitardes, les auteurs homosexuels de cette trempe avaient force d’âme. Leur courage littĂ©raire se rengorgeait de l’ombre oĂą, politiquement, ils peinaient Ă croĂ®tre. Mais une force crĂ©atrice gisait dans leur faiblesse-mĂŞme, dans ce prĂ© carrĂ© oĂą l’état, la sociĂ©tĂ© et la tradition les rencognaient depuis toujours. En justes auteurs, ils ne dĂ©siraient rien tant que de savoir qui ils Ă©taient. Et quoi de plus explicite pour le dire, que les moyens formels du roman ? Ă€ l’instar de Guez de Balzac, du Portier des Chartreux ou de Sade, les cavaliers des annĂ©es 70 parlaient de la vie dĂ©rangĂ©e, comparable au « grand dĂ©règlement » anatomisĂ© par Patrick Wald Lasowski. Se rĂ©dimer de la puissance gĂ©nĂ©rationnelle et s’affranchir de la morale chrĂ©tienne Ă©tant l’égal d’une Ĺ“uvre, ces esprits et corps subversifs avaient pour ennemi commun le conformisme, la triste passion des normes, la soudure des lois et l’habitus sexuel. TissĂ© de querelles et d’entĂŞtement, d’abnĂ©gation et de persĂ©vĂ©rance, la transgression Ă©tait l’alliĂ©e subjective de cette armĂ©e secrète. Pas encore passĂ©e de mode, la raison les travaillait afin de se libĂ©rer de la logique. Les murs Ă©taient des murs, les chaises servaient Ă s’asseoir… Autrement dit les mots avaient encore un sens, et l’on Ă©tait lĂ©gitime Ă se dĂ©faire de certains afin d’en forger d’autres. Les bretteurs empanachĂ©s pouvaient alors aller jusqu’à s’émanciper de leur identitĂ© propre, et penser contre leur caste — ou classe —, aiguisant leurs idĂ©es au fil des Ă©pĂ©es libĂ©rales. En 1689 comme en 1968, on fuyait donc logiquement le mariage comme la peste.
Toute personne courageuse sait bien que pour être une simple partie de plaisir, la vie se doit d’être combattue par chaque jour. Les heures se doivent de pendre au plafond de l’existence comme des animaux écorchés, jusqu’à ce que les voisins se plaignent d’odeurs nauséabondes, de germes volatils et qu’au finale la police s’en mêle. Naguère riches d’ipséité, les auteurs achriens évoluaient dans l’angle mort de la normalité. La coercition leur servant d’auréole, ils avançaient au combat, gladiateurs, la tête rase et les bras nus, jouant des coudes un peu partout au lieu de se laisser mythologiquement tripoter par la doxa publicitaire — quel con ce Monsieur Propre ! À l’image de l’atelier de Nicolas de Staël délibérément placé face au vacarme de l’océan, il fut un temps ou l’écriture homo parlait face à la marée normative, à l’aventure sociale et au risque individuel porté en héritage. Se fichant de la morale chrétienne comme de leur premier col marin, on osait lire à sa fenêtre du Gide, du Genêt ou du Leduc, le tout sans se laisser étouffer par le sirocco graineux des gender studies. On ne comprend rien à rien si l’on ne mesure pas les choses qui nous portent. Rien si l’on ne fait pas l’effort de suivre l’enchaînement des efforts. Et nul ne peut dire aujourd’hui sans se tromper, qu’une « écriture homosexuelle », si elle existe, ait pu jaillir de rien. Il n’y a pas eu de révolution copernicienne des mœurs. Pas de chamboulement radical ni de tabula rasa. Il n’y eut que des recherches et des heures. Des combats et des ruines. De courtes devises et de longs ouvrages. Plus simplement y eut-il une révolte des mots avant qu’ils ne perdent bientôt leur sens sous les coups orbes de la Génération Mitterrand ; fumier quatre-vingtiste sur lequel fleurirent en guise de maîtres à penser les Bernard Tapie, Jacques Séguéla, Jean-Paul Goude, Harlem désir… mais c’est une autre histoire.  En écrivains de leur homosexualité d’être, les phares éteints des années 70 étaient de fait du côté du plus sérieux. De celui des anormaux qui cimente toute une société par le négatif, et permet à l’état de se croire indivisible et un sinon, de concrétiser une « certaine idée » de lui-même.
L’avenir aujourd’hui m’est plus obscur que jamais. Je ne songe point Ă l’accorder Ă mon passĂ©, je ne songe qu’Ă cette minute qui me brĂ»le. Je sais Ă tout instant ce qui meurt, et je ne crois pas que quelque chose un jour renaisse.», Ă©crivait Aragon dans Le Libertinage. Comme tous les Ă©crivains dignes d’être chantĂ©s, libertins de jadis et pĂ©dĂ©s de naguère n’avaient pas peur des mots de la tribu, mais bien plutĂ´t de leur mort annoncĂ©e dans la bouche cave des mi prĂ©cieux mi tartuffes. Après les luttes et la reconnaissance, après la visibilitĂ© et la fiertĂ©, après la rĂ©ification par le cinĂ©ma et le marché… Une majoritĂ© d’homosexuels exige dĂ©sormais une reconnaissance sociale par l’institution du mariage. Grand bien leur fasse par oĂą ça passe mais, s’il ne s’agit pas de les contester, ni d’arguer des bienfaits ou des mĂ©faits du mobile, qu’il soit loisible de s’en Ă©tonner contre, et mĂŞme si les faits sont lĂ . Que dire d’une pareille proposition politiquement muĂ©e en imposition au bĂ©nĂ©fice d’un inĂ©narrable et novlanguĂ© « mariage pour tous », acoquinant Ă son principe aussi bien les animaux que les vĂ©gĂ©taux, les minĂ©raux que les champignons ? Rien, sinon peut ĂŞtre qu’il est le fruit blet d’une graine plus hypocrite encore baptisĂ©e Pacs. Ă€ bon escient, les auteurs homos des annĂ©es 70 avaient commencĂ© par prendre en premier le cul de la crĂ©mière — ou du crĂ©mier —, avant que de prendre l’argent du beurre, puis la motte de beurre entière. Aujourd’hui, leurs enfants morganatiques exigent que le lait soit bio et que la vache soit sacrĂ©e. Eh quoi ! Ils veulent ĂŞtre normaux. Est-ce que l’on va enfin l’entendre, cette prière rĂ©publicaine socialiste ultramoderne adoubĂ©e par le vote au suffrage universel d’« être normal » ! Ils et elles veulent ĂŞtre normĂ©s. Ils et elles veulent entrĂ©s dans les cases. Ils et elles veulent toutes et tous se caser. Et payer moins d’impĂ´ts tant qu’on y est ! Et faciliter leurs droits de succession aussi. Puis, ainsi repus, bras dessus bras dessous s’en iront-ils aux rĂ©unions de parents d’élèves comme on va Ă confesse. De nos jours, les mouches dans le lait sont aussi blanches que des colombes en sucre glace sur une pièce montĂ©e.
Dans le tableau de Jan van Eyck — Ă l’interprĂ©tation controversĂ©e — dit des Époux Arnolfini, on peut voir sur un lustre de cuivre aux motifs ajourĂ©s, brĂ»ler en plein jour la flamme d’une bougie seule. Ce symbole de la prĂ©sence divine attesterait d’une cĂ©rĂ©monie mariale « sans rites ni tĂ©moins » et, selon Erwin Panofsky, mise en exergue par la gestuelle propre aux deux personnages. On pouvait donc, avant les rĂ©volutions, se marier par soi seul et simple consentement mutuel en levant la main vers Dieu (le principe demeure valide chez les Musulmans). Il arrive, parfois, que l’on puisse ĂŞtre fier d’une chose perdue, qui pourtant ne fut jamais nĂ´tre… Un jour prochain, nul doute que des homosexuels voudront Ă toute force se marier Ă l’église ; comme tout le monde. Quoi de plus normal ? Ils en viendront Ă niveler ce mot rugueux d’égalitĂ©, en l’attendrissant Ă coups de marteau jusqu’à la transparence d’une vulgaire escalope. Poussant l’idĂ©ologie en ses derniers retranchements, qui sait si quelque association x ou y n’en viendra pas logiquement Ă conclure que le temps soit venu pour la RĂ©publique de faire acte de contrition, de reconnaĂ®tre ses torts et de s’excuser pour les crimes commis ? Un jour, un prophèteur issu de la tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ©, de la publicitĂ© ou du journalisme se lèvera afin de lĂ©galiser l’hĂ©tĂ©rophobie au titre du sacrosaint droit de rĂ©ciprocitĂ© ou de l’historique paritĂ©. Encore un jour de gloire pour le modèle dĂ©mocratique dominant.
Ă€ trop vouloir sacrifier au principe de rĂ©alitĂ©, on en arrive parfois Ă oublier la symbolique de l’autel et du couteau. Le jour oĂą un Ă©vĂŞque mariera deux prĂŞtres ou deux nonnes de confession homosexuelle, nulle doute que le monde aura vu l’avènement de la paix perpĂ©tuelle et que la tolĂ©rance nous sera enseignĂ©e dès l’école primaire. Tout sera des plus normal. Tout sera rentrĂ©, comptĂ©, pesĂ© et vissĂ© dans l’ordre. Il n’y aura plus de rebellions ni de rĂ©volutions possibles et la subversion aura le cul dans la semoule fine. Parmi toutes ces lumières, il n’y aura plus de place pour croĂ®tre dans l’ombre ni pour — enfant lisant seul dans sa chambre —, une fois de plus dire non au moindre horaire familial et dĂ®natoire. Seuls quelques illuminĂ©s brĂ»leront encore des cierges en forme de godemichĂ©s Ă la mĂ©moire des libertins de jadis et des pĂ©dĂ©s de naguère, entretenant l’illusion de pouvoir encore, au sein de la sociĂ©tĂ©, vivre en exclus. Aussi hypothĂ©tique et ridicule qu’il puisse nous paraĂ®tre, ce jour a d’ores et dĂ©jĂ Ă©tĂ© portĂ© sur les fonts baptismaux de novembre, grâce Ă de pittoresques Ă©diles lilloises ayant conduit, en public, un « vrai-faux » mariage homosexuel entre deux dames hĂ©tĂ©rosexuelles qui plus est mariĂ©es et mères de famille — brĂ»lent dĂ©jĂ d’entières bibliothèques et des fagots de neurones. Un mariage gay pour de rire, donc ! Dans le genre, nul doute qu’on fasse jamais plus triste que ça.
Alain Giorgetti
Venerdì, 2 Novembre 2012
A volte ci si imbatte in personaggi particolari che nei piovosi pomeriggi tedeschi di fine estate raccontano del tempo che fu, un fu lontano perchĂ© forse Ă© tempo ancor piĂĽ proibito dei 12 anni di stato di eccezione permanente hitleriano. Così, seduti sulla riva del Leine, il fiume che scorre dentro la cittä di Hannover, ci si sofferma su storie di uomini-lupi…Su quella stessa riva, nel 1924 alcuni bambini trovarono e iniziarono a giocare con alcuni resti ossei di altri bambini…cosa ci fanno resti ossei in un fiume? L´inquietudine serpeggiava nella cittä tedesca, al tempo tutt´altro che mite…la sparizione di bambini o ragazzini era all´epoca piuttosto consueta, meno consueto era il fatto che emergessero i loro resti in putrefazione. In un primo momento si cercò di coprire il caso, sostenendo l´ipotesi che si trattava di reperti di scarico della vicina facoltä di anatomia di Göttingen; la popolazione non la bevve e quasi per hobby o forse per timore si dedicò alla ricerca di resti…in breve furono ritrovati piĂĽ di 500 frammenti ossei, appartenenti ad almeno 22 ragazzi tra i 9 e i 12 anni. Dopo una breve indagine si giunse all´arresto di Fritz Haarmann, omosessuale e pedofilo, noto alle forze dell´ordine con le quali collaborava in qualitä di spione, nonchĂ© venditore di roba usata e wurstel al mercato nero. Haarmann ammise di aver sedotto, abusato e letteralmente macellato i ragazzi, si difese da solo e condusse tal difesa in maniera grottesca ma mediatica- un processo reality ante-litteram; era convinto che i suoi atti gli avrebbero garantito allo stesso tempo la forca e la gloria. Affermava, cosa effettivamente avveratasi, che sarebbe diventato il personaggio di Hannover piĂĽ famoso al mondo. Il suo agire fu ricondotto d quasi tutti gli ispettori ed esperti “psi” alla sue pratiche sodomitiche, a disturbi edipici e all´epilessia. Medicalizzato e ricollocato nella mitologia dei lupi mannari…Quasi tutti, tranne uno, Theodor Lessing. Filosofo ebreo prese anch´egli parte - raccomandato da Freud- agli interrogatori di Haarmann ma andö oltre la medicalizzazione e vide nel licantropo di Hannover, molto piĂĽ che l´incarnazione temporale e accidentale di una figura mitologica; piuttosto si trattava di un segno proprio di una societä che lasciava vite indegne di essere vissute- vite spazzatura- nelle mani di lupi. Lessing sottolineò che Haarmann era perfettamente integrato nella vita di Hannover, era un´informatore della polizia, tutti conoscevano le sue pratiche sessuali, lo vedevano spesso entrare in casa sua accompagnato da ragazzini- che mai uscivano se non in piccoli pezzi, scaricati nel fiume- sapevano che addescava ragazzini alla stazione, tutti compravano la roba usata “confiscata” alle sue vittime e compravano le sue salsicce e la sua carne in scatola che Fritz vendeva a basso costo. Probabilmente il basso costo era da imputare al fatto che la carne di Haarmann, altro non era che la carne macellata delle sue vittime. Su questo particolare il licantropo fu piuttosto vago; ne ammise, ne nego, si rifiutö di fornire alcun particolare e riferĂ solo di aver anche esportato la sua carne…diavolo di un licantropo getto nel panico in un´intera nazione, tutti potevano essere potenziali cannibali… Tornando a Lessing, l´inquietante della sua perizia stava nel fatto che mostrava l´importanza di Haarmann e del suo agire per la vita “sana” di Hannover. Il licantropo era una sorta di spina dorsale dell´economia e in quanto tale sul banco degli imputati doveva salire l´intera societä di Hannover…insomma Haarmann in fin dei conti non era che una catena dell´ingranaggio, il water della cittä, da scaricare il prima possibile. Lessing per queste sue perizie, apparse sotto forma di articoli di giornali, fu criticato ed espulso dal processo. Qualche anno dopo fu assassinato a Praga da altri licantropi, perchĂ© ebreo, critico e antifascista e dunque indegno di vivere. Fu il primo ebreo ucciso dalle SS all´estero. Il cerchio si chiude.
Utz Anhalt, il cantastorie che mi ha gentilmente raccontato questa storia real-horror, il cui sogno Ă© girare un film con Tim Barton e Deep sul licantropo di Hannover, non si Ă© limitato a narrare. Partendo dagli articoli di Lessing ha interpretato le vicende di Haarmann attraverso le categorie e il metodo utilizzati da Klaus Theweleit nel suo Männerphantasien. Il profilo mentale di Haarmann si adatta perfettamente, insomma il licantropo di Hannover non sarebbe altro che un nazista ante-litteram o forse dovremmo dire un gia-nazi senza nazi. Del resto, commenta Anhalt, Haarmann stando alle testimonienza dei suoi insegnanti, era privo di personalitä, agitato da un conflitto edipico permanente, piuttosto asociale nell´adolescenza ma si dimostra molto abile e integrato nella vita militare - era uno dei migliori tiratori del suo corso-. Una caduta da cavallo, ossia una crisi epilettica gli impedisce di continuare la carriera militare e lo riconsegna letteralmente alle fogne, dove si scaricano e si riciclano le vite indegne di essere vissute. Probabilmente “la caduta” ha semplicemente velocizzato il licantropismo, che di li a poco avrebbe portato un intera generazione e popolazione a vivere di produzione di cadaveri.
Insomma Fritz Haarmann il licantropo ci insegna e svela non ultima anche l´essere barocco dei processi. Il processo Haarmann é un´anticipazione di Norimberga, i lupi sul banco degli imputati e coloro che dell´agire del lupo godevano chiusi nel silenzio. Tra un Göring o un Herman Hess ed Haarmann o meglio tra la loro funzione sociale passa meno differenza di quanto sembri e in fondo funzionano anche e sopratutto come una sorta di talismano o cubo cosmico che assorbe l´oscuritä, il nero, il male, lasciando l´altra parte, opaca, grigia, liscia come giä Lessing intuiva.
Mercoledì, 23 Novembre 2011
Sono stati denominati “omicidi” del kepab. Si tratta di una serie di azioni di una cellula di estrema destra culminate nell´uccisione di 9 immigrati e 1 poliziotto. La Germania del buon governo, dell´economia sociale di mercato, della BCE, della ĂĽber-governance, dell´economia politica da estendere ai soci europei riscopre fantasmi che sembravano inghiottiti dal vortice della storia e dall´emblema dell´ Euro a Willy Brand Platz; Ă© attonitä. Com´é possibile si chiede, dov´erano i governi?, perchĂ© questo nonostante le nostre buste paga profumate dell´euro fumante della tipografie comunitarie, le politiche integrative, il sostegno scalastico che fin dalla piĂĽ tenera etä si pre-occupa del sorgere di anomalie?; da dove sbucano fuori questi marziani con le teste rasate, con le svastiche tatuate, cresciuti a pane ed odio verso il nero, il turco, l´italico, il “wesso”?
La politica in quasi tutte le sue vesti si Ă© mossa in maniera energica ma soprattutto banale. Oltre alla classica, naturale, dogmatica condanna educata delle azioni dell´estremismo di destra sta varando una serie di misure che vanno dalla esclusione/cancellazione dell´NPD ( il partito nazionalista tedesco, una sorta di An o MSI crucco) ad una massiccia estensione dello stato di polizia, che prevede una schedatura e monitorizzazione costante delle attivitä- o per dirla chiaro e tondo- della vita degli attivisti di destra. A questo bisogna aggiungere lo studio e il vaglio di norme-non norme che possano garantire una maggiore libertä- autonomia direbbe Schmitt- alle forze di polizia, in modo che possano colpire piĂĽ agevolmente l´estremismo di destra. Certo, ad un primo sguardo, si potrebbe restare abbagliati dalla luce di una cosi energica posizione da parte di una democrazia, soprattutto se si pensa ad esempio all´Italia dove la storia repubblicana Ă© costellata di accordi neanche troppo esoterei tra governo e destra xenofoba, la cui ultima incarnazione Ă© senz´altro il nordismo della Lega. Eppure c Ă© qualcosa che non torna, un cortocircuito, basta mettere degli occhiali per sviare l´effetto bagliore e penetrare in profonditä. Cosa sono divieti, schedature e controlli se non la fenomenologia di una governa-mentalitä fascista. Sorge la domanda inquietante, si puö combattere il fascismo con metodi fascisti? E il fatto che questa domanda resti nell´oblio- un oblio che nella sua forma di lapsus dice molto- Ă© testimoniato da un particolare non certo irrilevante; perchĂ© non si parla di fascismo ma di estremismo di destra o estrema destra? Chi ha paura del fascismo? cosa implicherebbe la parola fascismo? Lascio aperti questi interrogativi che meritano discussioni a partire dai pericoli derivanti dall´uso del termine “estremismo” e mi soffermo un momento sulla ricezione analitica della questione.
L´editoriale del Sud deutsche Zeitung, giornale progressista tedesco, cercava di ricostruire il profilo sociologico della “Brauen Arme Fraktion”. Figli di onesti lavoratori ma residenti nella germania orientale. Quale migliore palliativo che scaricare la responsabilitä storica sulla defunta DDR. Giochino che nella splendente Repubblica democratica Tedesca funziona sempre…Democrazia uguale luce e DDR uguali mostri. Dietro questa equazione c´é molto piĂĽ che una semplice competizione che ha giä sempre il suo vincitore a priori. C´é la tranquilla risposta… fin quando c´é democrazia, questo tipo di democrazia social-liberale su base nazionale, si puö stare tranquilli e i mostri non sono il rigurgito delle forme di governo applicate in questo contenitore politico ma il risultato della sua non applicazione totalizzante; del fatto che esistono ancora zone buie non irradiate dalla sua luce. Ancora una volta il fascismo prende le sembianze del cubo magico capitato per caso tra le mani del teschio rosso.
garrincha redivivo e preoccupato.
Venerdì, 15 Ottobre 2010
Des taupes dans désert de la Providence,
Considérations sur quelques fantômes médiatiques.

Le propre de chaque chose doit être cherché. Le propre de la puissance est de protéger.
Blaise Pascal, Pensées, V. 310.
L’aventure des 33 mineurs chiliens de la mine de San Jose, au nord de CopiapĂł, dĂ©sert de l’Atacama, prisonniers d’éboulements Ă quelques 700 mètres de profondeur, ne pouvait qu’entraĂ®ner un mouvement de sympathie de la part du village global. Sympathique sympathie, masquant Ă peine un autre sentiment naturel : l’empathie. Entre le 5 aoĂ»t et le 14 octobre 2010, au fil de 70 journĂ©es-Ă©pisodes —taxĂ©s par le USA Today de « meilleur reality-show de l’histoire »—, nous serons donc passĂ©s du souffrir avec, moral, individuel et quasi pavlovien au : souffrir dedans, spĂ©culaire, collectif et mĂ©diatique. Plus de 2000 journalistes, des relais TV dans le monde entier avec, pour certaines chaĂ®nes, 30 heures de live au moment de la sortie… Tout Ă©tait bien en place afin que, Ă l’image d’une Hillary Clinton littĂ©ralement “scotchĂ©e derrière son Ă©cran !”, nous soyons tous, ensemble et sĂ©parĂ©ment, requis par un tel spectacle religieux ; une « histoire qui se termine bien » par une rĂ©demption treuillĂ©e revenue des enfers. Tel un accouchement douloureux, le show minier s’est ainsi dĂ©roulĂ© devant nos yeux peu Ă peu embuĂ©s de larmes, et ce jusqu’à la dĂ©livrance finale digne d’un happy end hollywoodien. Le feuilleton —qui inspire sans doute dĂ©jĂ nombre de romanciers et de scĂ©naristes en mal d’imagination— aurait pu, aurait dĂ», ĂŞtre sous-titré : Les Illusions perdues. Si la telenovela chilienne, pour partie mise en scène par les conseillers en communication du PrĂ©sident Sebastian Piñera, n’a pas grand-chose Ă voir avec le roman de Balzac, elle lui concède pourtant, in extremis, un point commun en la figure fantomatique de la Providence. Dans le roman dix-neuviĂ©miste, celle-ci prend les traits hĂ©roĂŻques du redoutable Vautrin, vĂ©ritable deus ex machina que l’on retrouvera par ailleurs au travers de La ComĂ©die Humaine. Sur le carreau de la mine chilienne en revanche, ces traits sont ceux elle d’un vrai-faux sauveur politico-mĂ©diatique en mal de reconnaissance populaire dans son pays. Cet homme, ce « Berlusconi chilien » collectionneur de chemises en soie et de chaussures de marque italiennes s’est, dès lendemain de la catastrophe, dĂ©clarĂ© prĂŞt Ă tout pour sauver les 33 mineurs qui, après avoir Ă©tĂ© Ă rĂ©duits Ă l’état le plus down d’hommes-taupes, s’apprĂŞtent dĂ©sormais Ă courber l’échine sous celui le plus high de hĂ©ros nationaux ; le drapeau tricolore en guise de cape supernormale, pour faire rĂ©fĂ©rence Ă la conceptualisation de Pierangelo di Vittorio.
Mais bien que vêtu d’une veste rouge de quasi secouriste, le président élu dissimule assez mal la tunique mitée de l’État Providence dont, avec son frère José et tous les Chicago Boys du Chili et des Amériques, il fut et reste un patenté pourfendeur au profit du néolibéralisme ; au profit du profit des élites dirigeantes.
Aujourd’hui, le Chili tout entier pleure de joie et d’Ă©motion” (…) Je me sens plus fier que jamais d’ĂŞtre chilien et d’ĂŞtre prĂ©sident du Chili, je me sens plus fier que jamais de notre peuple et je crois que nous ne pouvions mieux commencer ce mois oĂą nous cĂ©lĂ©brons le bicentenaire de l’indĂ©pendance du pays (…) Ceci reflète ce qu’un pays peut rĂ©ussir quand il est uni.”, in Le Monde.fr du 13 octobre 2010.
Dans les années 90, l’Occident ayant relevé la tête après les crises pétrolières, aura consommé les restes du Welfare State sur les ruines fumantes du mur de Berlin. Un à un les phalanges et les os, les tissus musculaires et les articulations, c’est bientôt tout le bras gauche de l’État qui sera démantibulé par le lent boa constrictor et réactionnaire des pouvoirs séparés. Malgré les révulsions populaires et les hoquets des opposants, sous l’effet d’un narcoleptique tout ce qu’il y a de plus démocratique, ce n’est rien moins que la République qui, à ses fondations et de toutes parts, prend l’eau. Chaque soir, sur le rebord de notre assiette, nous est servi la viande avariée de la carcasse publica ; feu le Progrès Social sur la table de dissection avec, en fond sonore et coloré, les Nouvelles du monde…

La Providence —seule puissance capable de contrarier celle du Destin— n’est pas stricto sensu de couleur chrĂ©tienne, mĂŞme si la lĂ©gende dĂ©bute par une errance ; la recherche d’un abri. DĂ©coulant en droite ligne de la manne de Dieux paĂŻens, de leur force morale exemplaire la providence pouvait, dans la Rome antique, gagner jusqu’aux meilleurs d’entre les Hommes et les aurĂ©oler aussi bien que la gloire des batailles. ParĂ©s du divin attribut dans une main, rĂ©gnants et puissants Romains pouvaient ainsi, de l’autre, prodiguer leur monnaie clientĂ©liste et faire de la RĂ©publique un grossier commerce des corps et des âmes. La monnaie est un rituel d’échange sur l’avenir. C’est une foi partagĂ©e dont l’évaluation prolifère en système d’équivalence“, Ă©crit Pascal Guignard. Ces Ă©quivalences ont fait long feu, qui telles des galeries de mine se sont Ă©croulĂ©es sous les coups de boutoir d’une pulsion politique aussi carnassière que vindicative, dont la crise dite des supprimes n’a fait qu’infliger au monde les premiers stigmates. (En France, singulièrement, on ne peut s’empĂŞcher de croire que les tenants de cette mĂŞme politique, pris d’une ivresse sans frein ne rĂŞvent Ă toute force que de pouvoir remonter les arcanes du temps et, tels des chevaux Ă la charge, Ă©teindre Ă rebours et sous eux tout ensemble le programme du Conseil National de la RĂ©sistance, les avancĂ©es du Front populaire et ainsi de fuite jusqu’à juillet 1789, dans une forme dĂ©mentielle de Restauration permanente et ce, quitte Ă recoller Ă la glue la tĂŞte de ce pauvre Louis XVI sur son tronc.) Jadis, les rois thaumaturges —d’un seul et mĂŞme mouvement descendant de leur trĂ´ne comme de Dieu—, allaient au peuple  toucher les Ă©crouelles. Aujourd’hui, nous rechargeons notre Carte Vitale Ă la pharmacie du coin, tapant du bout des doigts un code aussi vert qu’un Ă©ternel printemps. Dans les deux cas, seuls les mĂ©ritant apparaissent dignes d’être soignĂ©s voire, sauvĂ©s. Depuis toujours, les criantes injustices ne croissent que sur le squelette d’un destin qui a bon dos. Mais jamais depuis les avancĂ©es dĂ©mocratiques et sociales du XXème siècle, le haut de la pyramide n’aura paru si Ă©loignĂ© de la base de la sociĂ©tĂ©. Et de se souvenir, ici, que du fait de ses pĂ©chĂ©s capitaux, mĂŞme Philippe 1er de France fut frappĂ© d’anathème par le pape Urbain VII, le privant du droit Ă la Croisade comme aux pouvoirs thaumaturgiques.
ChevillĂ©e Ă l’âme et par laquelle chacun d’entre nous pense sincèrement qu’il mĂ©rite d’être sauvĂ© seule demeure, l’EspĂ©rance. Nous lui devons de croire qu’on a toujours le droit d’être Ă©pargnĂ© du mauvais sort, de tous les alĂ©as de l’existence qu’il s’agisse de maladie, de chĂ´mage, de violence  ou de disparition. Nous avons, Ă juste titre, le sentiment plus ou moins fort d’être assis sur un trĂ©sor insensĂ©, inexploitĂ© et abandonnĂ© Ă savoir : Nous-mĂŞmes !  soit une belle et folle quantitĂ© de rĂ©alitĂ©s et de rĂŞves, dont mieux que des toiles de Jacquard nous sommes savamment tissĂ©s. Seul le bonheur nous semble toujours dĂ». La douleur ni la peine, jamais. Ainsi sommes-nous encore et toujours les frères de sang et de sens de ces lĂ©preux et autres pestifĂ©rĂ©s qui, autrefois, grouillaient en masse Ă l’ombre sacrĂ©e du grand chĂŞne de Saint-Louis. L’Atacama en soi, nous sommes tous dans le dĂ©sert. Nous sommes tous des mineurs de fond ayant peur de mourir Ă©touffĂ©s sous les Ă©boulements de la vie quotidienne, sous les effondrements boursiers successifs, les crises systĂ©miques Ă rĂ©pĂ©tition et les coups de marteau d’une politique mortifère dont les rĂ©formes successives et socialement injustes, nous Ă©loignent des nefs et des rives , tels des tsunamis au ralenti. Depuis le radeau de la MĂ©duse de la vie quotidienne, on voit l’horizon qui s’enfuit Ă notre approche. Sans plus d’espĂ©rance en le secours juste et fiable de l’État, nous ne formons pas plus de peuple qu’un ban de sardines enroulĂ© sur lui-mĂŞme. DĂ©jĂ nous ne voyons plus que des groupes et des clans, des rĂ©seaux et des individus fermĂ©s sur eux-mĂŞmes comme ailleurs rues quartiers et  citĂ©s, ne pouvant plus partager rien que des images tĂ©lĂ©visĂ©es antipodiques dont la date de pĂ©remption est dĂ©jĂ bien entamĂ©e. Nous vivons une Ă©poque de Damoclès, dont nous sommes tout Ă la fois les orfèvres et les tyrans. Ne nous manquent plus au cou que ces Ă©crouelles mordorĂ©es dont se dĂ©lectent les vampires… Sur la vase molle et brillante de “l’histoire chilienne” courent les rhizomes, les fantĂ´mes et les peurs qui nous hantent. La fin de l’état providence c’est l’équivalent de la mort de Dieu. Ce que nous avons vu, ce que nous avons aimĂ© voir se dĂ©rouler et puis finir sur nos Ă©crans, c’est ce qui a disparu. C’est ce qui n’existe plus. Le fantĂ´me d’un autre monde.
Mercoledì, 7 Aprile 2010
Mercoledì 7 aprile ore 20.00 / CSOA Forte Prenestino - Roma
Dibattito con
Andrea Russo / Duka / Francsisko
Sabato, 30 Gennaio 2010
Ieri, 29 gennaio, nell’aula magna dell’Accademia di Belle Arti di Bologna, Enrico Fornaroli, docente di storia del fumetto presso la stessa Accademia, e Giuseppe Palumbo, autore di fumetti e rappresentante del collettivo Action30, hanno presentato il cortometraggio “Don’t forget the Joker!” di Adrian Tranquilli. Il video, che vede Achille Bonito Oliva calato perfettamente nei panni di Joker, trae le sue origini da una precedente opera dallo stesso titolo, in cui autori di fumetto come Palumbo, Camuncoli e Dell’Otto (questi ultimi vere star del fumetto supereroistico americano degli ultimi anni) avevano dato vita a un fumetto a piĂą mani, diventato ora una sorta di storyboard del video. La cartella che conteneva la storia a fumetti era stata esposta al Napoli Comicon, nei locali del Trip, come parte integrante della mostra dedicata a Action30.
La riflessione sulla figura del supervillain, come ineludibile controparte della irrisolta figura del supereroe, anzi quasi come principio creatore addirittura luminoso è al centro della più recente installazione di Tranquilli presso la galleria Scognamiglio di Milano, in cui una gigantesca ricostruzione della Basilica si San Pietro è interamente fatta da 50000 carte da gioco di varie epoche rappresentanti il Joker, il Matto. Davanti a questo castello di carte, un Batman impaurito e assolutamente bianco, rimane investito dalla luce di questa rivelazione tragica.
Durante la serata, Giuseppe Palumbo ha collegato la ricerca artistica di Tranquilli al lavoro di ricerca sulla SupernormalitĂ del collettivo Action30. Tranquilli annuiva soddisfatto e confermava la sua adesione al progetto del collettivo. Il video “Don’t forget the Joker!” è stato acquisito come parte integrante della docu-fiction di prossima produzione.
Domenica, 24 Gennaio 2010
Riporto da Facebook, dalla pagina a cui sono iscritto, Primo marzo 2010 Sciopero degli stranieri - Gruppo di Bologna:
In attesa del primo sciopero degli stranieri, è possibile ancora sorridere di fronte al collasso del sistema immigrazione in Italia?
L’annuncio di ieri a “Che tempo che fa” del ministro dell’Interno, Roberto Maroni, di concedere protezione agli immigrati feriti a Rosarno, fa scappare una battuta: per essere considerati uomini, donne, lavoratori, cittadini in Italia bisogna avere la sventura di farsi sparare come è successo agli stranieri colpiti nella tre giorni e tre notti di caccia all’uomo in Calabria?
Quello del ministro è un provvedimento doveroso. Ma senza un aggiornamento della legge sull’immigrazione rimane un’elargizione, un regalo, un tampone alla bomba sociale che la Bossi-Fini prima e il pacchetto sicurezza poi hanno innescato.
Sentite qua.
1) Giovedì 14 gennaio, conclusa la trasmissione Annozero, la polizia ha fermato per mezz’ora tre ospiti che erano intervenuti in diretta. Non li hanno lasciati nemmeno uscire. Sono stati bloccati in un corridoio secondario, dentro gli studi della Rai. Non hanno fermato me (che sono imputato davanti al Tribunale di Agrigento per aver dichiarato di essere iracheno quando sono stato ripescato dal mare di Lampedusa). Non hanno nemmeno fermato l’onorevole del Pdl Alessandra Mussolini (è parlamentare, non si può) anche se potrebbe riconoscere chi si muove nella rete di estrema destra con cui è stata alleata fino a pochi mesi fa. Hanno fermato gli unici tre ospiti neri. Il funzionario di polizia voleva verificare che avessero davvero la ricevuta per aver chiesto il permesso di soggiorno. Deve essere l’originale (non una fotocopia).
Un abuso? No. Da quando l’essere irregolari è reato, i pubblici ufficiali per non finire a loro volta nei guai devono controllare.
I cedolini c’erano.
Se avessero dimenticato a casa gli originali o anche se avessero avuto con sé le fotocopie (per non perdere gli originali) i tre ragazzi sarebbero stati rinchiusi nel centro di identificazione di Ponte Galeria e avrebbero rischiato fino a duemila euro di multa e un anno di carcere.
Provate voi a immaginare un italiano condannato a un anno di carcere per aver dimenticato la carta di identità … Infatti la legge vale solo per gli stranieri.
L’episodio va letto anche in un altro modo: uno schiavo dell’agricoltura al Sud o dell’edilizia al Nord, se non ha il permesso di soggiorno, non può mai più denunciare pubblicamente o alle autorità le sue condizioni di schiavitù. Perché rischia l’arresto immediato e se non lascia l’Italia, una condanna fino a 4 anni di carcere. Più del suo caporale, che non rischia nulla, e del datore di lavoro, che spesso non si trova mai.
2) Il ministro del Lavoro Maurizio Sacconi è talmente impegnato a scongiurare situazioni di schiavitù come quelle di Rosarno che nel 2009 ha avvallato queste disposizioni, contenute nel Documento di programmazione dell’attività di vigilanza: meno controlli in tutta Italia, con punte del 50 per cento in Calabria.
La Calabria ha un altro record: secondo uno studio del 2006 dell’Agenzia delle entrate gli imprenditori calabresi evadono il 94 per cento dell’Irap, l’imposta regionale sulle attività produttive.
Significa che il 94 per cento dell’economia calabrese è sommersa e resta sommersa grazie anche alla decisione del ministro Sacconi di ridurre i controlli (e di indirizzarli semmai sulle imprese di proprietà di immigrati).
Non è solo una piaga del Sud. La Provincia di Venezia ha scoperto che il 27 per cento degli addetti nelle industrie manifatturiere in Veneto è composto da lavoratori stranieri senza permesso di soggiorno. Siamo nel Nordest.
3) Dopo l’inchiesta de L’espresso a Foggia nel 2006, Giuliano Amato, ministro dell’Interno nel governo Prodi, aveva istituito una commissione composta da prefetti, funzionari di polizia e ufficiali di carabinieri e guardia di finanza. La commissione aveva suggerito la necessità di istituire il reato di caporalato perché, secondo i commissari, le leggi attuali non sono in grado di reprimere il fenomeno. Il ministro dell’Interno successivo, Roberto Maroni, ha istituito il reato di immigrazione clandestina che punisce anche i lavoratori. Ma non i caporali. Il progetto della commissione del 2006 è stato ignorato.
4) Sempre dopo l’inchiesta de L’espresso a Foggia nel 2006, il ministro della Solidarietà sociale, Paolo Ferrero, nel governo Prodi, aveva istituito un fondo integrativo da affidare all’Inps per gestire con le regioni l’ospitalità , l’assistenza e la tutela dei lavoratori stagionali. Il ricorso alla Corte costituzionale delle Regioni di centrodestra Lombardia e Veneto ha fatto bocciare il provvedimento.
5) Sempre dopo l’inchiesta de L’espresso a Foggia nel 2006, il governo Prodi aveva proposto di estendere ai lavoratori irregolari la tutela prevista per le vittime della tratta dell’immigrazione, qualora denunciassero i loro sfruttatori. La proposta non è passata per l’opposizione di funzionari del ministero dell’Interno, perché temevano che la norma avrebbe aggirato i limiti imposti dalle quote annuali (che sono la causa indiretta del lavoro nero. L’esempio della Puglia nel 2006: quote stagionali 1600, necessità di lavoratori stagionali solo per la provincia di Foggia 5000-7000).
6) Sempre dopo l’inchiesta de L’espresso a Foggia nel 2006, il ministro del Lavoro, Cesare Damiano, nel governo Prodi, ha introdotto l’obbligo di registrare i lavoratori entro il giorno prima del loro inizio, per evitare lo sfruttamento e la registrazione postuma solo in caso di controlli o di incidente. L’attuale governo Berlusconi ha proposto di sopprimere questa norma e il nuovo provvedimento attende l’approvazione della Camera.
7) Se un raccoglitore di arance senza documenti in regola avesse denunciato i suoi schiavisti a Rosarno, avrebbe rischiato fino a 4 anni di carcere. Nessuna norma punisce i parlamentari che hanno contatti con mafia, â€ndrangheta e camorra.
8 ) Se uno straniero perde il lavoro e nel frattempo gli scade anche il permesso di soggiorno, entro sei mesi deve trovare un’altra assunzione o andarsene. Se resta commette reato, anche se non commette altri reati e si mantiene con i suoi risparmi. I centri di detenzione per stranieri stanno diventando centri di detenzione per disoccupati.
9) Poiché lo Stato ha dimostrato in questi anni di non essere in grado di espellere gli irregolari che hanno commesso reati gravi (solo il 40 per cento viene rimpatriato secondo dati del ministero dell’Interno consegnati a Medici senza frontiere), avremo un’ulteriore massa di lavoratori senza nessun diritto. Se non quello di essere premiati dal ministro dell’Interno. Ma solo dopo essersi fatti sparare.
Per questo il primo marzo aderisco al primo Sciopero degli stranieri.
Fabrizio Gatti
Martedì, 20 Ottobre 2009
Da Repubblica.it:
Centinaia i messaggi di solidarietĂ a Mesiano nei social-network e nei blog
Su Youtube compaiono i primi video-parodia del servizio di Mattino 5.
“LibertĂ di scarpa e di calzino”.
La rivoluzione turchese contagia il web.
Il motto di blogger e navigatori: “Siamo tutti stravaganti”.
Leggi qui.

“Quando il saggio indica la luna, lo stolto guarda il dito”, dice un antico proverbio cinese. Le recenti polemiche scatenate attorno all’affaire Mesiano suggeriscono di tradurre bassamente il detto nella maniera che segue:
“Quando il filosofo idealista indica il calzino, il filosofo basso-materialista guarda il ditone del piede”.
V.